Portrait de Valérie Cailliez, formatrice

Dans le cadre du parcours « Booster ses compétences dans l’innovation textile et éco-responsabilité », proposé en partenariat avec Confer, Valérie Cailliez animera les deux premiers modules de formation :

  • Construire ma posture d’entrepreneur.e éco-responsable – 23 et 24 septembre
  • Identifier les forces de mon entreprise textile pour mieux la situer – 2 et 3 octobre

Interview

Vous êtes dirigeante de Pom3 et experte en management de l’innovation, pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours professionnel et votre expertise ?

J’ai piloté de nombreux projets dans des secteurs créatifs en perpétuelle réinvention : industrie textile, événementiel et prospective mode, recherche. Je suis dotée d’une solide expérience en management stratégique et opérationnel de plus de 20 ans dans l’innovation. En effet, après une direction adjointe de la Mode au salon international Première Vision, en charge des actions marketing et pédagogiques, j’ai piloté la Direction Communication puis la Direction des Opérations, du Centre Technique Industriel du Textile-Habillement, l’IFTH. J’ai créé mon activité de conseil en 2015 sous la marque POM3.

Je m’appuie sur mon expérience du management de l’innovation et ma pratique du design thinking pour accompagner les entreprises et animer les formations et ateliers de créativité nécessaires à leur stratégie d’évolution. Je développe des jeux d’entreprise avec un collectif d’auteurs sous le label Jeuxdenjeux© pour favoriser l’intelligence collective dans la démarche de projet.

Je conseille mes clients dans leur démarche d’innovation et met ma connaissance et mon réseau au service d’un casting de start-ups prometteuses. J’accompagne de jeunes pousses innovantes dans leur phase de croissance. J’exploite ma connaissance du consommateur et de la détection de tendances pour favoriser la création de nouveaux produits et services.

Passionnée par la pédagogie, je développe des formats de formation très interactifs pour faire grandir les talents et émerger les projets.

Avez-vous toujours travaillé sur des sujets du textile ? Quelles sont les particularités de ce secteur ?

J’ai choisi de travailler dans le textile. J’ai fait partie des premières promotions de l’IFM et depuis, j’ai exploré ce secteur, du plus mode au plus technique, avec une vraie passion pour la matière. J’aime sa complexité, qui mêle la rationalité de ses process à l’irrationalité de la mode, le sens de l’esthétisme à une technologie de pointe. J’aime sa démesure qui peut faire tout et son contraire, du plus fastueux au plus dénudé. J’aime son lien profond avec le consommateur, sa façon de décoder ses comportements et de dessiner les tendances. J’aime ses acteurs, souvent passionnés, toujours passionnants.

A quelle occasion avez-vous commencé à travailler sur la question de l’éco-responsabilité ?

J’ai commencé à questionner la problématique environnementale à l’occasion d’une des toutes premières expositions que j’ai montée au sein de Première Vision au début des années 90, j’étais déjà sceptique sur les atouts comparés du coton et du polyester.

J’ai piloté des équipes de recherche à l’IFTH pendant presque 10 ans, avec un intérêt certain pour les projets relatifs au développement durable. J’ai été le manager de l’association Oeko-Tex pour la France au début des années 2010 et je me suis investie dans le développement du label Step qui s’intéresse aux procédés et à la transparence de la supply-chain, en plus de la non toxicité des matériaux.

Au-delà du textile, je développe actuellement un nouveau dispositif ludique autour de l’éco-responsabilité pour Jeuxdenjeux© avec deux autres co-auteurs convaincus de l’importance de nos choix sur notre avenir. Par ailleurs, j’aspire à une plus grande égalité entre les hommes et les femmes et je défends l’entrepreneuriat féminin au sein de Force Femmes et de Girls in Tech.

Qu’aimez-vous le plus lorsque vous animez une formation ?

J’aime partager les expériences et échanger sur les problématiques de chacun. J’apprécie l’interactivité d’une formation et l’intelligence collective qui s’en dégage. Je viens transmettre des connaissances mais je repars généralement enrichie de celles de participants. J’aime les moments plus pratiques autour d’un cas, d’un jeu ou d’une co-construction même si les parties plus théoriques sont toujours un peu utiles. J’essaie de trouver la façon la plus concrète et légère pour faire passer un concept ou un message.

Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer dans le développement d’une marque de mode éco-responsable ou d’un service éco-responsable ?

L’éco-responsabilité offre un vaste champs de possibilités, il est important de faire les choix des impacts sur lesquels on veut agir, de se donner un défi à relever, audacieux et ambitieux pour donner envie mais réaliste pour ne pas se décourager. Les progrès sont alors constants et on peut mesurer chaque pas réalisé. Mais il est important de ne pas négliger l’aspect mode du marché dans lequel on se lance. En effet, même si l’impact environnemental, sociétal et économique de la filière textile-habillement n’est plus à démontrer, il n’en reste pas moins que le consommateur réagit aux stimuli de la mode. Et parfois, une tendance peut anéantir les efforts les plus rationnels et suggérer un choix contraire aux principes d’une démarche responsable.

Les infos en +

Ses 3 expertises clé :

  • Management de l’innovation
  • Textile et Habillement
  • Curiosité

Son mantra :

“La vie commence en dehors de ta zone de confort.”

Sa marque de vêtement / accessoire fétiche :

Les lunettes de la marque belge Théo

Retrouvez Valérie sur ses sites web www.pom3.fr et www.jeuxdenjeux.com et les réseaux sociaux : Linkedin et Facebook

Retrouvez son interview sur la formation du 23 et 24 septembre « Construire ma posture d’entrepreneur.e éco-responsable – 23 et 24 septembre »

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